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Défricheur Démineur n° 4

Bonjour à toutes et à tous,

     Je profite du dernier jour de janvier pour vous souhaiter à tous et toutes une bonne et heureuse année 2018. Cette année sera, avec le 11 novembre prochain la dernière consacrée aux commémorations des sacrifices qu’ont consentis nos grands anciens pour notre liberté.

L’année 2017 a été une année riche en réactions de toute sorte de la part de la FOB. Les points culminants ont été une lettre ouverte cinglante en réaction à l’affront fait au général de Villiers, CEMA, poussé à la démission. Affront ressenti par tous les militaires comme étant un affront leur étant également destiné. Une lettre adressée au chef de l’État relative à l’action volontaire de supporters marocains qui ont perturbé gravement la cérémonie nocturne en profanant le ravivage de la flamme sous l’Arc de Triomphe. Lettre saluée par un très grand nombre d’anciens combattants qui ont félicité notre fédération au travers de son président, pour sa justesse de ton. Sur ce point, nous sommes droits dans nos bottes au regard de l’assourdissant silence d’associations qui se disent représenter les Opex. Soyons fiers de nos actions, elles piquent les intéressés, tant mieux si nous sommes la mouche du coche. Vous avez la possibilité d’aller sur notre page Facebook ou sur le site pour de plus amples informations.

     Cela dit la fédération se porte bien notre effectif a augmenté de 37 % en 2017 et 2018 enregistre déjà une hausse de 15 %. Petit à petit l’oiseau fait son nid.

     Ce défricheur-Démineur n° 4, se veut informatif en vous faisant un petit résumé d’éléments parus ces derniers mois et que vous n’avez peut-être pas pris le temps, par ailleurs, de lire.

     Nous n’avons pas la prétention de tout vous dire, mais au moins la satisfaction de vous avoir dit tout ce que nous savions.

Bonne lecture à tous

                                                                                             

                                                                                                    Daniel Péré

 

 

 

Quelques éléments probants de la FOB

 

     Les résultats les plus probants que nous avons obtenus (en dehors de la lettre ouverte relative à l’affront fait au général de Villiers et de la lettre du président de la FOB au président de la République) sont ceux des associations qui ont répondu au président suite à sa proposition de « boycotter » le 11 novembre en faisant une action forte pour marquer notre fort mécontentement quant à la manière dont le gouvernement, comme les précédents, traite les anciens combattants.

     Ces associations affirment qu'elles comprennent notre démarche, mais qu'elles ne pouvaient pas y adhérer pour une multitude de mauvaises raisons dont celle, récurrente, que leur présence aux cérémonies participait à ne pas faire oublier le monde combattant.

Nous parlons pour celles qui ont bien voulu répondre. Les autres n’ont même pas pris le temps ou user de la politesse d’une réponse aux fins de non-recevoir. Pour les 'ordres' LH, MM, ou ONM c'est différent dans ce sens où ils portent des valeurs liées à une décoration. Cependant, il ne faut pas oublier que les adhérents de ces organisations sont pour beaucoup d'anciens combattants. Seule la SNEMM nous a répondu.

     Donc, nous avons un résultat probant, c'est que les associations dites 'patriotiques' en fait, ne sont là, n'existent, que pour être présentes aux cérémonies. Pour encaisser les cotisations. Entretenir avec les différents ministères des relations de chef a subordonnés.

          De fait notre fédération fait un peu cavalier seul face à cette situation. Le président, et il a raison, n’en démord pas nous devons continuer à être le poil à gratter de tous ces ministères et de ces associations dites ‘patriotiques’ qui ne sont que des faires valoir.

Pourtant, nous enregistrons des résultats importants, par exemple le fait d’avoir fait en sorte que la DRHAT, qui ne respectait pas la Loi relative aux limites d'âge des réservistes a dû sous notre pression, faire paraître une note affirmant que les limites d’âge de service dans la réserve sont de cinq ans après la limite d’âge ‘statutaire’ du grade détenu et non cinq ans après la fin de service de l’intéressé. Grâce à nous tous les réservistes de France et de Navarre, profitent de cette remise à niveau de leur contrat d’engagement. Nous en sommes d’autant plus heureux, que la note est parue le jour de l’anniversaire du trésorier. Pour cela il a fallu qu’il rédige, à la place de notre adhérent, deux requêtes au tribunal administratif de Nîmes. Nous n’avons pas bougé et crié victoire tant que notre adhérent n’avait pas retrouvé un contrat réserve. Cet été il va faire une réserve pour ‘Sentinelle’. Nous pouvons désormais nous féliciter de cette réussite, obtenue dans le calme et le feutré, comme il sied à des soldats.

     Cette démarche de la FOB a mis en évidence la carence des associations existantes et leur soumission. C’est la raison pour laquelle nous devons capter plus encore d’adhérents Opex, nouvelle génération. Si vous connaissez des Opex, n’hésitez pas à les recruter afin qu’ils nous rejoignent, ce n’est pas parce que notre ‘B’ désigne la Bretagne que nous n’acceptons pas les adhérents de toute la France, ce qui est le cas actuellement, plus de 20 % de nos adhérents sont hors Bretagne. D’ailleurs, il ne vous a certainement pas échappé que sur le macaron de voiture que vous avez reçu il y a inscrit en bas dans le cercle bleu « ET D’AILLEURS ».

     Fort de nos résultats, nous sommes déterminés à continuer notre combat.

 

     Une tête bien organisée dans une tête bien faite. (Référence n° 58/Marianne/12 au 18 janvier 2018)

 

Ou intelligent comme un militaire !

C’est un des titres que l’on pourrait appliquer à un article paru dans l’hebdomadaire « Marianne » (Cf. référence ci-dessus).

Le militaire français serait bas de plafond : cette idée reçue lui colle aux rangers depuis longtemps ; Or, les cadres et en particulier les officiers ont bien souvent une formation intellectuelle élevée voire performante.

Le colonel de Gaulle écrivait en 1934 : la véritable école du commandement est la culture générale, par elle la pensée est mise à même de s’exercer avec ordre. De nos jours, cette remarque qui s’adressait uniquement aux officiers peut concerner tous les chefs en charge d’hommes à quel que niveau que ce soit.

Contrairement à toutes les autres professions, l’ensemble des militaires bénéficie, tout au long  de la carrière, d’un système de formation continue qui lui permet de ne pas se cantonner à ce que l’on appelle le « cœur de métier » c’est-à-dire la maîtrise de spécialités.

Ainsi, un ancien CEMAT peut-il dire : » J’ai rencontré des caporaux-chefs et des sous-officiers avec qui j’ai eu des conversations que j’aurais pu avoir avec des camarades de promotion » .

Quelles leçons la Fédération des Opex de Bretagne peut-elle tirer de cet article ?

Elles sont mises en valeur dans son contenu lui-même :

                  Le combat historique, c’est que les Armées qui s’expriment ont des succès sur le terrain, terrain, étant ici synonyme de zone d’action ou d’influence ou encore de moyen de pression.

Quand on ne s’exprime pas, il y a la guerre en Lybie et la continuation des erreurs en Afghanistan.

Quand on ne se s’exprime pas, il y a le système Louvois qui perdure et des femmes de militaires exaspérées qui défilent dans les rues.

Quand on ne s’exprime pas, il y a la situation sociale des Anciens Combattants qui se dégrade année après année et la Reconnaissance de la Nation qui, au- delà des mots, ne leur est jamais accordée.

En conclusion, Le Général Desportes peut-t-il écrire ; « En France, cela fait 2 générations que l’on dit aux militaires de fermer leur gueule, ils ont fini par croire que c’était vrai ! »

 

(nous avons la possibilité de vous faire parvenir l’enquête dans son intégralité par mèl son poids est de 11 Mo)

 

 

 

Quelques éléments relatifs au bilan de l’Office National des Anciens Combattants et Veuves de guerre (ONAC-VG).

 

Depuis 2010, 103 399 carte du Combattant aux titres des OPEX ont été délivrées à des soldats pour la plupart jeunes qui ne percevront la retraite du Combattant que dans plusieurs décennies, alors que dans le même temps 331 524 titulaires de la carte du combattant, percevant la retraite du même nom, disparaissent victimes de la Loi biologique.

En 2016, sur un budget d’action sociale de de 27,5M€, 53% des aides sont allées aux conjoints survivants, 30% aux anciens combattants harkis et des OPEX, 10%  aux orphelins et pupilles mineurs et majeurs et 7% aux autres ressortissants. Le montant moyen des aides versés a été de 614€.

 

 

Le Bureau central des archives administratives militaires est devenu le Centre des Archives du Personnel Militaire (CAPM)

 

Il est rattaché au Service Historique de la Défense (SHD) sous couvert de la Direction de la Mémoire du Patrimoine et des Archives (DMPA).

Outre les nouvelles missions qui sont de collecter, classer, conserver et communiquer les 100km d’archives qui constituent son fond, le CPAM conserve les activités de service public et reçoit chaque année, quelques 200 000 correspondances. il produit 150 00 états de service, 6000 travaux de décoration et vérifie 11 000 demandes de cartes du Combattant.

 

Le CPAM détient :

  • Les dossiers des administrés, c’est-à-dire les dossiers individuels des sous-officiers et militaires du rang, âgés de moins de 90 ans et nés avant le 1er janvier 1979, dégagés des obligations du service national.

  • Les dossiers des administrés concernant les hommes nés à partir de 1979 et les femmes nées à compter du 1er janvier1983.

  • Les dossiers des Officiers de l’Armée de Terre, de la Gendarmerie Nationale et des services communs rayés des cadres de la réserve depuis le 1er janvier 1971.

  • Les dossiers du personnel féminin, né avant le 1er janvier 1983.

  • Les dossiers des étrangers ayant servi dans l’Armée Française (hors Légion Etrangère).

  • Les dossiers des ressortissants des ex-colonies et protectorats français, ainsi que les dossiers des étrangers ayant servi le Drapeau Français dans les unités reconstituées en France (hors Légion Etrangère).

  • Les archives collectives, administratives et médicales des formations de l’Armée de Terre depuis 1936, des unités dissoutes, des unités d’active après cinq ans de conservation au corps.

  • Les fichiers des citations et ordres généraux de 1914 à nos jours (hors air et mer).

 

      Comment obtenir…

Un extrait des services :

  • Adresser une demande écrite ou par mail sur laquelle seront précisé le nom, prénom, date et lieu de naissance, adresse et si possible le numéro d’immatriculation militaire.

  • Les ayants cause doivent joindre à la demande une photocopie de tout document officiel justifiant le lien de parenté et faisant mention du décès de l’intéressé(e) :

  • Livret de famille

  • Extrait d’acte de naissance ou extrait d’acte de décès

Une copie de dossier médical ou administratif : demande à formuler exclusivement par courrier ou par mail accompagnée d’une copie de pièce d’identité.

  • L’homologation de vos services aériens :

  • Pour les parachutistes vous devez formuler une demande exclusivement par courrier ou par mail accompagnée d’une photocopie couleur de votre carnet de sauts, si vous en détenez un.

Une consultation de votre dossier :

  • Formulez une demande de courrier, mail ou téléphone pour obtenir un rendez-vous.

  • Cas particulier des dossiers des anciens militaires originaires des ex-colonies et protectorats français :

  • Pour obtenir un extrait des services, une attestation de services ou une attestation de position administrative, un document médical, une décoration au titre du Ministère de la Défense et des Anciens Combattants, vous devez préciser sur votre demande : Votre nom, prénom, date et lieu de naissance et votre filiation (nom et prénom des parents).

IL FAUDRA JOINDRE OBLIGATOIREMENT

  • Un acte de naissance complet en Français (si la personne est décédée, joindre également la copie de pièces établissant vos liens de parenté avec le défunt).

  • Toute information sur la nature des services effectués au titre de l’Armée Française et copies éventuelles de toutes pièces militaires détenues.

Demandes non traitées au CAPM :

  • La Carte du Combattant : s’adresser à l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre du département de résidence.

  • Ancien officier rayé des cadres avant le 1er janvier 1971 : Service Historique de la Défense - Département Terre – Château de Vincennes – Avenue de Paris – 94306 Vincennes cédex.

  • Officier ou sous-officier honoraire de l’Armée de l’Air : S.A.R.A.A – Bureau des archives administratives de l’Armée de l’Air. Base Aérienne 102- 21093 DIJON cédex09

  • Ancien marin : B.C.R.M TOULON - Bureau maritime des matricules - BP 413 TOULON cédex 9

  • Ancien militaire originaire d’un département ou d’un territoire d’outre-mer :

  • Centre du service national de rattachement.

  • Ancien Militaire de la Légion Etrangère : Bureau des Anciens de la Légion Etrangère- COMLE – Quartier VIENOT – Route Départemental 2 – BP 21355 – 13785 AUBAGNE cédex.

Liste des bureaux ou centres du Service National chargé des l’Administration des archives militaires :

  • Renseignements pratiques :

CAPM (Centre des Archives du Personnel militaire) – Caserne BERNADOTTE – Place de Verdun 64023 PAU cédex.

                  N° Téléphone :  05.59.40.46.92

                  N° Fax            :  05.59.40.45.53

 

La FOB a pris l’habitude de faire les dossiers et de les transmettre directement avec bordereau d’envoi en lettre recommandé avec accusé de réception. Les autorités ne manquent jamais de noter qu’une association suit le dossier, cela évite les ‘enterrements involontaires’.

 

Sur la proposition de notre secrétaire une rubrique sera incluse dans le défricheur-démineur. La rubrique « Le saviez-vous ? »

 

Le saviez-vous ?

 

Le branle-bas de combat

Cette expression est empruntée au langage de la Marine. Au XVII ème siècle, les « branles » désignaient les hamacs dans lesquels les marins dormaient sur l’entrepont. On criait « branle-bas ! » pour leur donner l’ordre de mettre en bas leurs couchages, autrement dit les décrocher pour nettoyer le bateau.

Quant au signal « branle-bas de combat ! » il était hurlé pour préparer le bateau à une possible attaque, il fallait alors décrocher tous les hamacs à la hâte, les enrouler et les placer le long du bastingage. Ainsi l’entrepont se trouvait dégagé, et de surcroît, les hamacs enroulés protégeaient l’équipage de la mitraille adverse. Depuis le XIX ème siècle, l’expression est entrée dans le langage courant pour signifier une agitation désorganisée.

 

Boire un canon

Un canon est un verre d’alcool, souvent de vin. Son origine remonte au XVI ème siècle, où le canon était une unité de mesure. Un canon faisait un seizième de 50 centilitres. C’est plus tard au XIX ème siècle qu’on a commencé à utiliser cette expression familière au sens de « verre de vin » comme on l’utilise aujourd’hui.

 

À méditer :

 

LIBERTÉ -ÉGALITÉ –FRATERNITÉ. Cette devise trône encore majestueusement sur tous les frontons de nos bâtiments publics, mais saviez-vous qu’à l’origine notre devise républicaine était la suivante :

LIBERTÉ -ÉQUITÉ-FRATERNITÉ,

Ne serait-ce pas plus juste et judicieux d’utiliser cette dernière aujourd’hui ?

En effet, l’égalité laisse supposé une ‘équivalence’. Bien mais à quoi ? Équivalence de deux pauvres ou de deux riches qui, ayant le même statut seront ‘égaux’ entre eux, mais leur situation est-elle ‘équitable’ ? ‘L’égalité’ ne veut pas dire ‘légalité’, ce qui est légal n’est pas forcément juste ou ‘équitable’.

En revanche, ‘équité’ va bien dans le sens de juste, impartial, objectif, probe, droit, intègre.

Aujourd’hui, sommes nous vraiment tous égaux ? Je crois que si l’on pose la question à nos SDF ils saisiront très vite la nuance de ce mot et l’iniquité dont ils souffrent par rapport à d’autres qui, bien que n’étant pas enfants de France, sont plus égaux qu’eux.

 

Nous vous laissons réfléchir a ces quelques mots en vous assurant qu’à la FOB l’équité est de mise pour ne pas dire est un fondement intangible entre nous.

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